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Mes années 1950 et 1960 ou l’éveil d’une sensibilité

Roland Guillon, Mes années 1950 et 1960 ou l’éveil d’une sensibilité, L'Harmattan, 2016.

L’auteur de cet ouvrage revient sur sa jeunesse. Il restitue, avec concision et sans détour, sa scolarité, ses études universitaires, ainsi que les premières années de sa vie active.
Le lecteur suit ainsi pas à pas les singularités de la formation d’une sensibilité culturelle et d’une approche critique. Il retrouve aussi plusieurs traits caractéristiques d’une génération (le goût pour le jazz et la musique noire américaine, le tiers-mondisme ou l’éveil aux sciences humaines et sociales).
L’ouvrage évoque enfin plusieurs moments saillants d’une époque traversée par la guerre d’Algérie, les décolonisations et la guerre froide, ainsi que Mai 68.

Pour une autre globalisation

Roland Guillon, Pour une autre mondialisation. Essai de géopolitique des rapports sociaux, L'Harmattan, 2016, 248 p.

La globalisation est appréhendée ici comme le moment – économique, politique, et idéologique – d’une séquence géopolitique des rapports sociaux.
L’auteur critique d’abord les ruptures que la globalisation actuelle introduit dans ces rapports. Les unes sont liées à une domination des rentes et de la valeur de l’argent, alors que d’autres sont davantage inscrites dans une histoire des impérialismes ou des colonisations. Leur rencontre est d’autant plus inédite qu’elle porte les prémisses d’une « désoccidentalisation » du monde.
L’auteur brosse ensuite les perspectives d’une autre globalisation contre les politiques identitaires, ou celles qui prônent une compétitivité entre économies nationales. Il propose au contraire d’engager des chantiers transnationaux de coopération au service du développement durable et du bien commun, en privilégiant de vastes territoires comme l’espace méditerranéen.

Mise à jour : février 2016

Critique de la finance capitaliste

Daniel Bachet, Critique de la finance capitaliste. Pour un financement solidaire, Editions du Croquant, 2015, 190 p.

Avec la dérèglementation du capitalisme, l’économie, le social et l’environnement ont été progressivement relégués au rang d’auxiliaires du système financier. La cupidité et la recherche du profit ont pris le pas sur le désir de satisfaire les besoins humains, pourtant toujours aussi nombreux à l’échelle de la planète.
L’objet de la finance solidaire est de prévenir les dégâts ainsi générés à travers de nouvelles relations non lucratives entre les personnes, les banques, les entreprises, les associations et l’administration.
L’auteur montre que la généralisation d’une autre finance ne pourra cependant pas se réaliser pleinement au sein du capitalisme actuel. Elle suppose en effet la refondation complète de ses principales institutions : banques, entreprises, marchés et droits issus de la propriété. À défaut de cette refondation, les rapports sociaux propres à la domination de la finance se reconstitueront en permanence dans la vie économique et sociale, et parasiteront toute tentative de « financer, produire et consommer autrement ».

Mise à jour : janvier 2016

L'innovation dans le travail

L'innovation dans le travail

Sous la direction de Jean-Pierre Durand, Frédéric Moatty et Guillaume Tiffon


Quelle place occupent l'innovation et la création dans le champ du travail et de l’emploi ? Dans les organisations, la profusion des outils de gestion introduits par les managers a conduit à brouiller la frontière entre les « véritables » innovations et un mouvement d’adaptation-imitation permanent, d’autant que les transformations se superposent, se télescopent et restent souvent inabouties. Au niveau de l’activité, les processus d’innovation résultent du travail des salariés, qui se l’approprient en même temps qu’ils la mettent en œuvre : certains y adhèrent et s’en font les promoteurs quand d’autres y résistent, la contournent ou la transforment en y réinjectant leurs visées propres. Si ces innovations transforment le travail, comment les interpréter ? S’agit-il d’habits neufs revêtus par des rapports de production demeurant inchangés ? Ou d’évolutions qui, sur longue période, témoignent d’une transformation de fond du monde du travail ?

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