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Travail, organisation et entreprise

Lara Alouan, Daniel Bachet, Alexandra Bonal, Stephen Bouquin, Victoria Clément, Julien Choquet, Laurens Deprez, Jean-Pierre Durand, Gaëtan Flocco, Lucie Goussard, Mathieu Hocquelet, André Moulin, Sébastien PetitGilles Ringenbach, Nial Tekin, Guillaume TiffonEstelle Vallier.

 

L’ensemble de questionnements et de recherches en cours ou programmées s’ordonne autour des organisations du travail (et de la production de biens ou de services). Celles-ci sont d’abord interrogées dans leurs transformations internes à partir des engagements, des implications et des résistances qu’elles suscitent. Au même moment, les espaces de travail sont profondément modifiés, les technologies de l’information tendant à gommer les frontières entre les diverses activités humaines. Par ailleurs, les interrogations réflexives des sociologues peuvent être menées à travers une comparaison internationale de l’évolution des sociologies du travail en France, en Grande Bretagne et en Espagne.

La longue tradition du Centre Pierre Naville dans l’analyse des services permet d’avancer un certain nombre de propositions pour participer à la construction d’une théorie des services. En particulier la multiplicité des terrains en cours d’investigation (hôpital, grande distribution, logistique, professions libérales, ingénierie, etc.) offre des possibilités de comparaison et ouvre la voie vers des conclusion plus génériques.

Le Centre Pierre Naville s’intéresse aussi aux tensions entre sciences et société et à la conduite du travail scientifique lui-même (dans les laboratoires de recherche mais aussi dans la R&D). Les dispositifs d’articulation entre recherche académique et industrie sont questionnés comme le résultat d’un volontarisme partenarial entre deux acteurs : les laboratoires publics et les entreprises privées. Ainsi, sont identifiés des types de logiques relationnelles qui commandent les possibilités de ces coopérations comme des objets contractuels qui en sont les conséquences.

Enfin, les questions de santé au travail restent d’actualité : les maladies au travail peuvent être analysées à travers une meilleure intégration des temps de travail et hors travail, prenant en compte les trajectoires des salariés. Ce sont aussi les catégories et les concepts qu’il faut interroger dans ce champ. Enfin, la santé psychique et au-delà les suicides au travail exigent un renouvellement des approches.

Le CPN participe au DIM GESTES et soutient activement les revues Les Mondes du Travail et la Nouvelle Revue du Travail . Il est aussi actif dans les réseaux thématiques de l’AFS, tels que le RT 25, le RT 18, le RT 30. Les chercheurs travaillent en  particuliers sur les thèmes suivants :

- Comprendre et expliquer les transformations du travail dans le secteur des services, en analysant les rapports sociaux qui les sous-tendent.

- Comparaison européenne des sociologies du travail et mise en évidence des changements de paradigmes plus ou moins porteurs d’un projet émancipateur.

- Etude des formes contemporaines de domination des catégories qualifiées (cadres, ingénieurs, techniciens) au travail et analyse de leurs capacités réflexives et critiques.

- Enquête sur le travail et l’innovation dans les laboratoires de recherche et les petites entreprises ; débat autour de l’émancipation « par la technique » et/ou « de la technique » ; place et rôle controversés des sciences et des technologies dans le processus d'émancipation.

- Recherche adoptant une démarche réflexive sur le travail dans le nucléaire (EDF), en vue de saisir les effets de l’organisation par projet sur la santé au travail des salariés.

- Analyse des modes de gestion des entreprises ayant adopté un autre modèle économique que la recherche de profits distribués sous forme de dividendes ; contribuer à renouveler les règles du jeu et concevoir les conditions d’une émancipation salariale.